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mercredi 20 novembre 2013

Communiqué de presse (11)


Faisant suite à notre communiqué de presse précédent, nous vous annonçons que le collège Auguste Delaune sera occupé toute la nuit par les parents et les enseignants demain jeudi 20 novembre.
A partir de 19 heures, un grand dîner sera organisé afin de rassembler un maximum de personnes et d’organiser les actions futures.

Tous, restent mobilisés dans ce combat légitime.

Communiqué de presse (10) - Le rectorat persiste dans l'épreuve de force ? Nous aussi !

Les parents (aussi nombreux que lors de l'AG précédente) et enseignants réunis en assemblée générale hier soir mardi 19 novembre ont voté la poursuite du mouvement : le collège connaît donc sa 3e semaine de blocage sans qu'aucun cours ne puisse se tenir.

La réponse apportée par le rectorat (un demi-poste d'AED – c'est à dire de surveillant – censé seconder le CPE sans pouvoir en endosser les responsabilités pédagogiques et légales) n'est absolument pas satisfaisante et les propositions d'avancées, pourtant très raisonnables, faites par les enseignants pour sortir de la crise sont refusées.

Deux actions fortes pour la journée de demain seront annoncées d'ici quelques heures.

lundi 18 novembre 2013

Communiqué de presse 9 - Le rectorat de Créteil méprise le 93 !

Audience
Une centaine de personnes (parents, élèves et enseignants) se sont rassemblées devant le rectorat de Créteil cet après-midi, pour protester bruyamment (125 dB mesurés, soit le bruit d’un circuit de Formule 1) alors qu’une délégation était reçue par Florence Housset, secrétaire générale adjointe du rectorat, en charge des moyens pour les établissements, et M. Ballé, directeur académique adjoint, en présence de la Principale du collège.

Durant deux heures, nos interlocuteurs ne se sont pas départis d’un discours creux et lénifiant, pour finir par ne proposer qu’un demi-poste de surveillant supplémentaire, qui ne correspond en rien à notre demande.


Mépris
L’ensemble des propos tenus et le ton employé témoignent d’un mépris et un cynisme rarement atteints :

- la proposition ridicule d’½ poste de surveillant prouve que le CPE n’est envisagé que sous l’angle disciplinaire, à la manière d’un surveillant général de la IIIe République, et que son rôle éducatif est tout simplement nié.

- à chaque rencontre, la “légitimité” de notre demande est reconnue au motif qu’enseigner en ZEP serait “difficile”, mais on nous explique qu’on n'accédera pas à notre demande. Le jour même où sont entamées des discussions sur le temps de service des enseignants et sur des décharges de cours en ZEP (on leur reconnaît donc une spécificité), on nous répond qu’il n’est pas possible de débloquer un malheureux demi-poste de CPE supplémentaire. L’incohérence est toujours plus profonde entre le discours gouvernemental de priorité à l’éducation et sa mise en acte sur le terrain où les ZEP se trouvent menacées.

- lorsque l’on évoque la sous-dotation de notre établissement par rapport aux collèges comparables du district, le rectorat nous répond que ce sont en fait ces établissements qui seraient surdotés, laissant planer implicitement une menace sur leur propre taux d’encadrement pour la rentrée prochaine.

- le rectorat semble avoir une vision inquiétante du 93, qui serait en fait un département “privilégié” au regard du 94 et du 77, nécessitant des rééquilibrages à moyens constants.


Les parents et l’équipe éducative sont désormais très en colère face à cette obstination de l’institution. Bobigny est la cinquième ville la plus pauvre de France selon l’Observatoire des inégalités (http://www.inegalites.fr/spip.php?article1663) : où sont les privilèges ?!


Le blocage de l’établissement par les parents se poursuit demain matin mardi : nous entamons la 3e semaine sans cours pour les 574 élèves du collège. D’autres actions seront envisagées très vite.






vendredi 15 novembre 2013

Communiqué de presse 8

Bilan de la nuit d’occupation et de la manifestation du 15 novembre
Jeudi 14 novembre, près de 200 parents réunis en assemblée générale au collège en présence de Mme Catherine Peyge, maire, et M. Jean-Christophe Lagarde, député, ont décidé d’occuper les locaux durant la nuit, accompagnés d’une délégation de l’équipe éducative. 25 parents et enseignants ont passé la nuit dans l’établissement.


Inquiets et en colère, les parents ont également décidé d’une nouvelle manifestation en direction de l’Inspection Académique ce vendredi, dans le but d’obtenir une nouvelle audience au rectorat, en présence cette fois de personnes ayant une réelle capacité de décision.


La manifestation a rassemblé près de 100 personnes : parents, équipe éducative, personnels de service et, une nouvelle fois, Mme Catherine Peyge et M. Jean-Christophe Lagarde, venus démontrer leur soutien à la revendication portée par le cortège.


L’occupation nocturne et la manifestation ont permis d’obtenir une audience, (18 novembre 14h), au rectorat de Créteil. La délégation viendra accompagnée d’un cortège bruyant, symbole de l’ampleur de la mobilisation et rappelant l’institution à ses responsabilités. Le collège restera bloqué par les parents ce jour-là.


Un bien étrange sens du dialogue
Depuis le début de la mobilisation, les élus de tous bords politiques et de tous niveaux (maire, député, sénatrices) se sont adressés au Directeur Académique des Services de l’Education Nationale (DASEN) ainsi qu’à la Rectrice. Ils se sont heurtés à un silence incompréhensible : leurs appels n’ont pas été reçus, aucune réponse n’a été donnée à leurs courriers, à tel point que M. Lagarde et Mme Assassi (sénatrice de la Seine-Saint-Denis) ont fini par s’adresser directement à M. Vincent Peillon.


Ce silence vis-à-vis des représentants politiques rejoint le silence tout aussi choquant opposé aux familles et à l’équipe éducative : il aura fallu 9 journées de grève et de blocage, 2 manifestations et une nuit d’occupation pour qu’enfin, l’institution réagisse et accepte d’amorcer un dialogue.

Les instances de l’Education nationale ont pris la responsabilité de laisser manquer 10 jours de classe à près de 600 collégiens, en persistant dans un refus de dialogue au sujet duquel on ne peut que s’interroger. Pourquoi faut-il en venir à des moyens si extrêmes pour, simplement, être entendus et obtenir satisfaction d’une demande que tous s’accordent pourtant à reconnaître comme légitime ?

jeudi 14 novembre 2013

Communiqué de presse 7

L’assemblée générale des parents d’élèves mobilisés s’est tenue ce soir jeudi 14 novembre au collège, en présence de 300 personnes, du député Jean-Christophe Lagarde et de la maire Catherine Peyge.

Deux actions ont été décidées par les parents :
- occupation de l’établissement et séquestration des enseignants cette nuit au collège
- action demain en direction de l’Inspection académique de Bobigny (rdv à 10h au collège)

La revendication reste celle d’un deuxième poste de CPE à temps complet au collège, sous doté par rapport aux établissements du secteur, et dans lequel les incidents se multiplient depuis la rentrée faute d’un encadrement suffisant.

mardi 12 novembre 2013

Communiqué de presse (6)


Contexte
Le mouvement se poursuit au collège Auguste Delaune. Dès l’aube les parents, toujours aussi nombreux et mobilisés, ont bloqué l’entrée de l’établissement, empêchant l’accueil des élèves et le déroulement des cours (les élèves n’ont donc plus cours depuis 8 jours).

Leur inquiétude grandit devant l’immobilisme de l’institution et l’enlisement de la situation. Ils soulignent l’incohérence entre le message gouvernemental qui annonce des moyens supplémentaires pour l’école et la réalité du terrain : un collège au bord de l’implosion. Équipe éducative et parents tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs années sans être entendus.

Les événements de la journée
Un rendez-vous à l’Inspection académique avait été demandé vendredi. Les parents s’y sont rendus en cortège pour accompagner une délégation composée de parents d’élèves, de professeurs, du CPE et du Premier adjoint au maire et conseiller général Abdel Sadi.

L’écoute reste attentive mais aucune perspective de sortie de crise ne nous est apportée. Le directeur académique adjoint qui nous a reçu nous propose de “plaider notre cause” pour péréniser à la rentrée 2014 le demi-poste de CPE actuellement provisoire. Ce n’est rien de plus qu’un retour à la case départ !

Pour pallier l’indigence des moyens, les seules propositions faites pour le moment sont celles de recruter, en CUI, un surveillant supplémentaire pour décharger la vie scolaire. Outre la précarité du contrat, il s’avère impossible, depuis la rentrée, de recruter sur ce poste en raison des spécificités du CUI.

La poursuite du mouvement
A l’unanimité des présents, les parents, furieux de la non-réponse apportée, ont décidé de reconduire le blocage demain mercredi.


lundi 11 novembre 2013

Les raisons de la colère

Rappel de l’action menée

Le collège Auguste Delaune de Bobigny est en grève depuis mardi 5 novembre, et bloqué par les parents depuis vendredi 8. Ensemble, nous demandons un second poste de CPE à temps complet, alors que l’institution ne nous accorde pour l’instant qu’un demi-poste provisoire, qui doit être sauvé chaque année, de haute lutte.

Cette demande, pourtant plus que raisonnable, n'a pas été considérée avec le sérieux que nous attendions. Notre délégation, composée de parents, d'enseignants, du CPE et de l'infirmière, n'a pas été reçue par les interlocuteurs annoncés. Le rectorat n'a pas même convié notre principale à cet entretien, comme c’est pourtant l’usage. La réponse, promise pour le jeudi avant 18h, est finalement arrivée vendredi à la mi-journée, ce qui a retardé l'information promise aux parents. Enfin, cette réponse - une fin de non-recevoir - nous a été faite sur un ton compassionnel totalement déplacé.

Il s’agit pour nous d’une double offense. Outre la fin de non-recevoir que nous adresse notre institution de tutelle, nous n’avons que faire d’une compassion que nous trouvons hors de propos, et nous nous alarmons de la légèreté avec laquelle l’institution semble traiter nos élèves.


L’importance du Conseiller principal d'éducation (CPE) dans un collège de ZEP

Le rôle du CPE ne peut se limiter à gérer les absences, les urgences et à distribuer des sanctions. Il a une mission éducative fondamentale, et c’est le premier interlocuteur des parents d’élèves. Plus que les enseignants, qui doivent assurer le fonctionnement d’un groupe-classe, le CPE construit une relation individuelle avec chaque élève et chaque famille. Cette proximité lui permet d’accompagner au plus près les élèves en difficulté scolaire comme sociale. 

Il joue également un rôle de premier plan dans l’accueil des élèves de 6e au collège, dans celui des élèves de NSA (élèves non francophones, non scolarisés auparavant, qui découvrent dans notre collège le monde scolaire et ses règles de vie) et des élèves d’ULIS (élèves souffrant de troubles des fonctions cognitives). 

Enfin, il contribue activement à cette fameuse éducation à la citoyenneté que l’institution dit vouloir valoriser – tout en refusant systématiquement d’accorder les moyens nécessaires à la réalisation de ses déclarations d’intentions. 

Les contradictions de notre institution de tutelle

Les élèves que nous accueillons sont les mêmes que ceux des collèges alentour – qui ont, eux, deux CPE à temps complet. Ils ne sont pas « plus faciles ». Si nos indicateurs, en termes d’absentéisme et de conseils de disciplines sont plutôt bons et en progression, c’est grâce à l’investissement de notre CPE (qui en quatre ans a effectué près de 1500 heures supplémentaires pour l’essentiel non rémunérées, soit l’équivalent d’un an de travail) et de l’ensemble de l’équipe éducative qui met l’accent sur l’accueil, la prévention et la volonté de n’exclure qu’en dernier recours. Est-ce une raison pour nous punir ? Faudrait-il un incident grave pour obtenir enfin satisfaction ?

Le discours institutionnel insiste sur l’attention à apporter à chaque élève, sur la nécessité d’individualiser au maximum, en classe comme en dehors de la classe. Cette préoccupation rejoint les nôtres : nous voulons pouvoir accorder à chaque adolescent le temps dont il a besoin. Or c’est bien cette ambition que cette même institution nous empêche de réaliser en nous en refusant les moyens. Nous refusons, pour notre part, de nous résoudre à traiter les élèves de façon industrielle, de les envisager comme une masse indistincte.

Pourquoi nous continuons le mouvement

Contrairement à ce que semble penser le rectorat, nous ne sommes pas allés nous plaindre au rectorat de la difficulté de nos conditions de travail : pour beaucoup, nous enseignons en ZEP par conviction, alors que nous aurions pu muter depuis des années. Nous connaissons les règles du jeu et nous en acceptons les “difficultés”. Nous sommes simplement allés réclamer les moyens de pouvoir continuer les actions que nous menions depuis des années, pour et avec nos élèves et leurs parents, et que nous ne pouvons poursuivre aujourd’hui. 

Ces actions sont devenues impossibles, en raison de l’augmentation constante du nombre d’élèves (380 en septembre 2003, 574 en septembre 2013), sans que l’encadrement ni les moyens horaires ne progressent en proportion. Un audit de l’établissement a eu lieu en 2012, nous “félicitant” pour le travail mené, l’année même où l’inspection académique nous en retirait les moyens. 

Outre une dotation horaire pédagogique en chute libre depuis plusieurs années, notre collège souffre en effet d’un manque flagrant de personnel de vie scolaire. C’est le CPE qui compense ce manque, par ce nombre indécent d’heures supplémentaire. Malgré cet investissement exceptionnel, une partie des problèmes disciplinaires quotidiens se trouve reportés sur la Principale et la Principale adjointe, empêchant l’une et l’autre de se consacrer autant qu’il le faudrait à leurs missions de direction.

Ce sont au bout du compte les élèves qui pâtisent de ce manque de moyens : nous sommes trop souvent conduits à ne nous occuper que des cas graves, en laissant de côté tout travail de fond. Nous n’oublions pas que l’essentiel de notre mission est une mission d’éducation – cette éducation qu’on dit « prioritaire »…

Notre demande d’un second CPE relève donc à nos yeux de la dignité de nos élèves et de la définition même de notre travail. C’est pourquoi nous poursuivrons notre mouvement, avec détermination.

vendredi 8 novembre 2013

Communiqué de presse (5)

COMMUNIQUE DE PRESSE (5)


L'ÉDUCATION NATIONALE SE MOQUE DE NOS ÉLÈVES ET DE LEURS PARENTS ! ELLE REFUSE DE NOUS ENTENDRE !



Au 4e jour du mouvement de grève et de blocage du collège Delaune pour obtenir un 2e poste de CPE à temps complet, l’Inspection Académique, jusque là silencieuse, nous répond enfin. Reconnaissant les difficultés du collège, elle nous fait part d’une “compassion” hors de propos et nous adresse une fin de non recevoir.


Ni les parents ni les personnels du collège ne se satisfont de cette réponse. La mobilisation continue, plus déterminée que jamais. Le collège sera à nouveau bloqué mardi matin 12 novembre à partir de 7h30.


Ce mouvement a déjà reçu le soutien actif de Mme Peyge, Maire de Bobigny, de Monsieur Sadi, Premier Adjoint au maire et Conseiller Général, M. Lagarde, député de la circonscription, de la FCPE 93 et des sections locales du SNES et de la CGT.



Rappel des motifs de cette mobilisation :
- des effectifs en augmentation constante (534 élèves en 2011, 560 prévus en 2013 mais 580 constatés). Les prévisions pour l’année prochaine permettent d’ores et déjà d’être assurés que la barre des 600 élèves sera dépassée ;
- des classes particulièrement chargées depuis la rentrée : le seuil des 24 élèves par classe est parfois dépassé, notamment lorsque les élèves de l'ULIS (dispositif accueillant des collégiens en situation de handicap) seront amenés à suivre des cours dans les classes dites « banales » ;
- un certain nombre d'incidents graves justifiant la convocation de 3 conseils de discipline en deux mois de cours ;
- la surcharge de travail de nos collègues CPE et surveillants qui rend plus difficile l'encadrement des élèves au sein du collège (cour, couloirs etc...), au point que Mme la principale a dû interdire aux élèves de courir dans la cour (trop petite pour l'effectif du collège). Leur action se réduit à gérer l’urgence, et aucun travail éducatif de fond ne peut plus être mené ;
- les collèges alentour, accueillant la même population scolaire avec des effectifs légèrement inférieurs, ont deux CPE à temps complet : pourquoi le collège Delaune devrait-il être sous-doté ?


Contact et informations :
Mail : delaune.en.greve@gmail.com
Françoise Maurin (SNES) : 06 03 81 08 61

Twitter : @delaune93greve
Facebook : Auguste Delaune en grève




Communiqué de presse (4)

Vendredi 8 novembre 2013


Des profs en colère, les parents solidaires.

Situation de blocage ce vendredi matin au collège Auguste Delaune, Bobigny.

Dès 7h30, les parents d'élèves réunis la veille par l'équipe enseignante, ont spontanément pris le relais de la grève entamée par les professeurs du collège, les personnels de vie scolaire et d'entretien mardi 5 novembre pour obtenir un deuxième poste de CPE à temps complet. Arrivés avant l'ouverture de l'établissement, les parents ont bloqué l'accès au collège, empêchant les élèves d'entrer et les cours de se dérouler.

Le rectorat, ayant reçu mercredi matin une délégation de personnels du collège et parents d'élèves, ne s'était toujours pas manifesté hier soir pour rendre la réponse promise. Depuis le début du mouvement, la principale de l'établissement n'a pas été contactée par sa hiérarchie.

Suite à une augmentation constante des effectifs, les parents d'élèves ont constaté la dégradation progressive des conditions d'accueil et d'encadrement de leurs enfants. Depuis plusieurs années, ils réclament avec l'équipe éducative un deuxième poste de CPE à temps complet. Avertis de l'urgence de la situation, ils ont aussitôt réagi pour faire part de leur mécontentement.

Par ailleurs, le mouvement a déjà reçu le soutien actif de Mme Peyge, Maire de Bobigny, de Monsieur Sadi, Premier Adjoint au maire et Conseiller Général , M. Lagarde, député de la circonscription, de la FCPE 93 et des sections locales du SNES et de la CGT.

En l'absence de réponse de l'institution, les parents d'élèves présents ce vendredi matin ont d'ores et déjà fait part de leur intention de poursuivre leur action jusqu'à obtention du deuxième poste de CPE à temps complet demandé.


Pétition en ligne disponible à l'adresse suivante

Contacts :

Toutes les informations en ligne sur le blog : http://delaune-en-greve.blogspot.fr/?m=1
ou sur Twitter : @delaune93greve
ou Facebook : Auguste Delaune en grève


jeudi 7 novembre 2013

COMMUNIQUÉ DE PRESSE n°3

3e jour de grève au collège Auguste Delaune (Bobigny)

Le mouvement de grève des personnels d'enseignement et de vie scolaire du collège,
entamé le mardi 5 novembre 2013, se poursuit pour obtenir un deuxième poste de
Conseiller Principal d’Éducation (CPE) à temps complet. Cette grève est toujours suivie, au 3e jour, par près de 80% des enseignants et 100% des personnels de vie scolaire.

Une délégation parents-enseignants-CPE-infirmière a été reçue hier, durant 1h30, au
rectorat de Créteil, qui s’est engagé à nous répondre avant la fin de la semaine.

D’un commun accord avec les parents, il a été convenu d’une réunion d’information ce
soir à 18h. Une part importante d’entre eux nous a déjà fait part de leur soutien. Une
pétition est en cours.

Rappel des motifs de cette mobilisation :
- des effectifs en augmentation constante (534 élèves en 2011, 560 prévus en 2013 mais 580 constatés). Les prévisions pour l’année prochaine permettent d’ores et déjà d’être assurés que la barre des 600 élèves sera dépassée ;
- des classes particulièrement chargées depuis la rentrée : le seuil des 24 élèves par classe est parfois dépassé, notamment lorsque les élèves de l'ULIS (dispositif accueillant des collégiens en situation de handicap) seront amenés à suivre des cours dans les classes dites « banales » ;
- un certain nombre d'incidents graves justifiant la convocation de 3 conseils de discipline en deux mois de cours ;
- la surcharge de travail de nos collègues CPE et surveillants qui rend plus difficile l'encadrement des élèves au sein du collège (cour, couloirs etc...), au point que Mme la principale a dû interdire aux élèves de courir dans la cour (trop petite pour l'effectif du collège). Leur action se réduit à gérer l’urgence, et aucun travail éducatif de fond ne peut plus être mené ;
- les collèges alentour, accueillant la même population scolaire avec des effectifs légèrement inférieurs, ont deux CPE à temps complet : pourquoi le collège Delaune devrait-il être sous-doté ?

En dépit de ces difficultés et de nos demandes répétées, l'Inspection Académique
continue d’ignorer nos besoins. Nous maintiendrons la pression jusqu’à satisfaction de
notre demande légitime.

Contact : delaune.en.greve@gmail.com

COMMUNIQUÉ DE PRESSE n°2

Reconduction de la grève au collège Auguste Delaune (Bobigny)

Les personnels d'enseignement, de vie scolaire et de service du collège ont entamé un mouvement de
grève le mardi 5 novembre 2013 pour obtenir un deuxième poste de Conseiller Principal d’Éducation (CPE) à temps complet. Cette grève a été suivie à plus de 80% (92% chez les enseignants). Une large majorité des personnels a décidé de reconduire la grève mercredi 6 novembre.

Les raisons de cette forte mobilisation sont :
- des effectifs en augmentation constante (534 élèves en 2011, 560 prévus en 2013 mais 580
constatés) : nous franchirons vraisemblablement la barre des 600 élèves au cours de l'année ;
- des classes particulièrement chargées depuis la rentrée : le seuil des 24 élèves par classe risque d'être
dépassé, notamment lorsque les élèves de l'ULIS (dispositif accueillant des collégiens en situation de
handicap) seront amenés à suivre des cours dans les classes dites « banales » ;
- la survenue d'un certain nombre d'incidents graves justifiant la convocation de 3 conseils de discipline
en deux mois de cours ;
- la surcharge de travail de nos collègues CPE et surveillants qui rend plus difficile l'encadrement des
élèves au sein du collège (cour, couloirs etc...), au point que Mme la principale a dû interdire aux élèves de courir dans la cour (trop petite pour l'effectif du collège).

En dépit de ces difficultés et de nos demandes répétées, l'Inspection Académique continue de nous
refuser un 2e poste de CPE à temps plein. On ne nous accorde qu'un poste à mi-temps, provisoire, et nous  devons nous battre chaque fin d'année pour le conserver pour la rentrée suivante.
Nous avons obtenu un rendez-vous demain mercredi 6 novembre à 11h30 au rectorat de Créteil pour
faire état de nos revendications. Nous restons mobilisés.

Contact : delaune.en.greve@gmail.com