samedi 30 novembre 2013
mardi 26 novembre 2013
dimanche 24 novembre 2013
Flash Info 7h30 sur France Inter
Reportage de Julie-Marie Leconte (France Bleu 107.1) diffusé vendredi matin sur les ondes de France Inter :
La suspension du mouvement se fait sur un fort éclairage médiatique. Delaune ne se laissera pas oublier lors des arbitrages de janvier.
La suspension du mouvement se fait sur un fort éclairage médiatique. Delaune ne se laissera pas oublier lors des arbitrages de janvier.
vendredi 22 novembre 2013
Compte-rendu de l'Assemblée Générale du jeudi 22 novembre
Les parents d'élèves se sont réunis ce jeudi 21 novembre pour décider de la suite à donner au mouvement.
Ils ont pris acte des engagements du rectorat, à savoir :
- l'attribution d'un demi-poste supplémentaire d'AED (surveillant)
- la promesse d'examiner favorablement notre demande d'un deuxième poste de CPE à temps plein lors de l'examen du budget de la rentrée 2014, qui aura lieu en janvier prochain.
Soucieux que le combat engagé ne pénalise pas plus longtemps les enseignements, ils ont voté à une large majorité la reprise des cours le lundi 25 au matin selon l'emploi du temps des élèves.
En revanche, ils rappellent fermement qu'à ce jour, le rectorat ne leur a pas encore donné satisfaction et qu'ils ont l'intention de maintenir la mobilisation jusqu'à ce que leur demande aboutisse. Ils entendent donc mener d'autres actions d'ici au mois de janvier pour que leur revendication légitime soit satisfaite.
Ils ont pris acte des engagements du rectorat, à savoir :
- l'attribution d'un demi-poste supplémentaire d'AED (surveillant)
- la promesse d'examiner favorablement notre demande d'un deuxième poste de CPE à temps plein lors de l'examen du budget de la rentrée 2014, qui aura lieu en janvier prochain.
Soucieux que le combat engagé ne pénalise pas plus longtemps les enseignements, ils ont voté à une large majorité la reprise des cours le lundi 25 au matin selon l'emploi du temps des élèves.
En revanche, ils rappellent fermement qu'à ce jour, le rectorat ne leur a pas encore donné satisfaction et qu'ils ont l'intention de maintenir la mobilisation jusqu'à ce que leur demande aboutisse. Ils entendent donc mener d'autres actions d'ici au mois de janvier pour que leur revendication légitime soit satisfaite.
jeudi 21 novembre 2013
Delaune en page d'accueil de Mediapart
Édition : Educateurs prioritaires
Le petit paquet de Vincent Peillon
21 novembre 2013 |
Par Emile Lanoë
Au moment où Vincent Peillon affirme qu'« il va falloir mettre le paquet
sur l'éducation prioritaire », une analyse de la situation sur le
terrain et des premières propositions du ministre permet sinon de mettre
en doute ces belles intentions, au moins de grandement les nuancer.
Le cas d'école du collège Auguste Delaune à Bobigny.
Le collège Delaune se situe à Bobigny, une ville dans laquelle le revenu moyen des habitants est deux fois inférieur à la moyenne francilienne. Il compte près de 600 élèves, dont la moitié sont boursiers. Il est classé ZEP-RRS (réseau de réussite scolaire), soit le niveau 2 de difficulté dans le jargon de l'éducation prioritaire. Les professeurs de ce collège, après un début d'année difficile et éprouvant, ont décidé de se mettre en grève à la rentrée des vacances de la Toussaint pour obtenir un deuxième poste de CPE à temps plein (le collège est en effet le seul RRS du district à ne pas en bénéficier). Après 3 jours à plus de 90% de grévistes, ce sont les parents qui ont pris le relais: Depuis 13 jours, ils organisent des assemblées générales qui atteignent les 150 participants et ils occupent l'établissement pour soutenir l'initiative des enseignants (voir ici et là ). Face à cette forte mobilisation, la réponse du rectorat de Créteil et de la direction académique de Seine-Saint-Denis se résume à une proposition qui « met le paquet » : un demi poste de surveillant!
Pour agrémenter cette offre généreuse, un directeur académique adjoint a soutenu à une délégation de professeurs et de parents que le 93 était « déjà très privilégié » en terme de moyens. De plus, toujours selon ce même directeur-adjoint, le collège ne compterait que 27% de classes socio-professionnelles défavorisées ce qui expliquerait qu'on lui impose une baisse régulière de ses moyens (le collège fonctionne cette année avec 31 heures d'enseignement en moins). Fanny Layani, professeur au collège Delaune, nous révèle pourtant que 47% des élèves du collège sont boursiers.
Ce premier exemple démontre plusieurs choses. « Mettre le paquet » sur l'éducation prioritaire ne veut pas dire aider tous les établissements qui en ont vraiment besoin. Lorsque Vincent Peillon dénonce le fait que notre système scolaire laisse 25% d'élèves au bord du chemin (voir ici), il est curieux que les premières mesures n'annoncent que des actions sur les établissements « les plus difficiles ». Ce sont les eclairs dont il veut parler, premier niveau d'établissements prioritaires, qui scolarisent... 6% des élèves. Que fait-on des établissements RRS comme le collège Delaune qui scolarisent, eux, ...18% des élèves ? Je ne parle même plus des établissements ZEP qui ne sont ni RRS ni eclair (voir ici) et qui subissent déjà depuis longtemps ces « rééquilibrages à moyens constants ».
Ce que craignent de nombreux établissements prioritaires, c'est donc de ne plus l'être très bientôt. D'autres au contraire qui ne sont pas encore considérés comme prioritaires craignent de ne jamais pouvoir le devenir (voir précédent article ici).
Vincent des Bois
Pourtant, notre ministre met les petits paquets dans les grands lors de ses discours : « La France est la dernière de la classe en matière de lutte contre les inégalités sociales. Il n'est pas acceptable que les 20-25% d'enfants en difficulté scolaire viennent toujours des mêmes milieux. Nous ne leur donnons pas les mêmes chances et les mêmes moyens qu'aux autres. Si l'on veut que quelque chose change, il va falloir mettre le paquet sur l'éducation prioritaire ».
La proposition d'« une pondération de 10% pour chaque heure de cours aux professeurs exerçant dans les établissements les plus difficiles » est une idée très pertinente (voir ici).Elle ne peut que réjouir les futurs bénéficiaires, surtout si on en fait bon usage. Elle semble même réjouir les journalistes qui la présentent comme une mesure de justice redistributrice, façon Robin des Bois: Vincent Peillon de l'Oxlay prend aux riches professeurs de prépas gagnant « plus de cent mille euros par an » pour donner aux pauvres enseignants de ZEP (voir ici). Seulement, les ultras riches de ce genre à l'éducation nationale, un peu comme dans le reste de la société, sont très minoritaires. La logique étant de ne pas dépenser plus et d'alimenter, par redéploiement, les zones prioritaires, ces moyens devront donc être prélevés ailleurs (heures de chaire, de laboratoire, de coordination....). C'est d'ailleurs ce qui risque d'occuper l'essentiel des discussions avec les syndicats dans les jours qui viennent. Notre ministre est en effet en négociation avec les partenaires sociaux depuis lundi 18 novembre. Il est difficile d'imaginer que le Snalc ou la société des agrégés se laissent détrousser, même pour une noble cause.
L'autre problème posé par cette mesure est de savoir quels seront les établissements concernés, c'est à dire quels seront ceux, considérés à l'avenir comme « les plus difficiles ». Cela paraît d'ailleurs aberrant d'annoncer une telle mesure sans dire précisément qui en seront les bénéficiaires. C'est pourtant bien ce que vient de faire Vincent Peillon.
"Priorité au primaire" ?
En revanche, le ministre a été clair sur un point : les enseignants du primaire ne bénéficieront pas de cette pondération, alors même que les écoles sont implantées sur les mêmes territoires. Curieux raisonnement, les professeurs des écoles ayant pourtant tout autant besoin de ces temps de concertation pour «rencontrer les parents, se concerter avec les collègues, accompagner les élèves » (voir ici). De plus, le danger est grand d'amplifier un peu plus l'écart de traitement entre enseignants du secondaire et du primaire. La question des rythmes a déjà beaucoup entamé le crédit du ministre auprès des professeurs des écoles, cette nouvelle question risque fort de leur donner un motif supplémentaire de mécontentement.
Le mercredi 20 novembre, lors des assises académiques de l'éducation prioritaire, madame Robine, rectrice de l'académie de Créteil, a une eu une formule qui résume merveilleusement le problème : « parler des ZEP à Créteil, c'est parler de tout Créteil »: on aimerait tellement la croire.
Le cas d'école du collège Auguste Delaune à Bobigny.
Le collège Delaune se situe à Bobigny, une ville dans laquelle le revenu moyen des habitants est deux fois inférieur à la moyenne francilienne. Il compte près de 600 élèves, dont la moitié sont boursiers. Il est classé ZEP-RRS (réseau de réussite scolaire), soit le niveau 2 de difficulté dans le jargon de l'éducation prioritaire. Les professeurs de ce collège, après un début d'année difficile et éprouvant, ont décidé de se mettre en grève à la rentrée des vacances de la Toussaint pour obtenir un deuxième poste de CPE à temps plein (le collège est en effet le seul RRS du district à ne pas en bénéficier). Après 3 jours à plus de 90% de grévistes, ce sont les parents qui ont pris le relais: Depuis 13 jours, ils organisent des assemblées générales qui atteignent les 150 participants et ils occupent l'établissement pour soutenir l'initiative des enseignants (voir ici et là ). Face à cette forte mobilisation, la réponse du rectorat de Créteil et de la direction académique de Seine-Saint-Denis se résume à une proposition qui « met le paquet » : un demi poste de surveillant!
Pour agrémenter cette offre généreuse, un directeur académique adjoint a soutenu à une délégation de professeurs et de parents que le 93 était « déjà très privilégié » en terme de moyens. De plus, toujours selon ce même directeur-adjoint, le collège ne compterait que 27% de classes socio-professionnelles défavorisées ce qui expliquerait qu'on lui impose une baisse régulière de ses moyens (le collège fonctionne cette année avec 31 heures d'enseignement en moins). Fanny Layani, professeur au collège Delaune, nous révèle pourtant que 47% des élèves du collège sont boursiers.
Ce premier exemple démontre plusieurs choses. « Mettre le paquet » sur l'éducation prioritaire ne veut pas dire aider tous les établissements qui en ont vraiment besoin. Lorsque Vincent Peillon dénonce le fait que notre système scolaire laisse 25% d'élèves au bord du chemin (voir ici), il est curieux que les premières mesures n'annoncent que des actions sur les établissements « les plus difficiles ». Ce sont les eclairs dont il veut parler, premier niveau d'établissements prioritaires, qui scolarisent... 6% des élèves. Que fait-on des établissements RRS comme le collège Delaune qui scolarisent, eux, ...18% des élèves ? Je ne parle même plus des établissements ZEP qui ne sont ni RRS ni eclair (voir ici) et qui subissent déjà depuis longtemps ces « rééquilibrages à moyens constants ».
Ce que craignent de nombreux établissements prioritaires, c'est donc de ne plus l'être très bientôt. D'autres au contraire qui ne sont pas encore considérés comme prioritaires craignent de ne jamais pouvoir le devenir (voir précédent article ici).
Vincent des Bois
Pourtant, notre ministre met les petits paquets dans les grands lors de ses discours : « La France est la dernière de la classe en matière de lutte contre les inégalités sociales. Il n'est pas acceptable que les 20-25% d'enfants en difficulté scolaire viennent toujours des mêmes milieux. Nous ne leur donnons pas les mêmes chances et les mêmes moyens qu'aux autres. Si l'on veut que quelque chose change, il va falloir mettre le paquet sur l'éducation prioritaire ».
La proposition d'« une pondération de 10% pour chaque heure de cours aux professeurs exerçant dans les établissements les plus difficiles » est une idée très pertinente (voir ici).Elle ne peut que réjouir les futurs bénéficiaires, surtout si on en fait bon usage. Elle semble même réjouir les journalistes qui la présentent comme une mesure de justice redistributrice, façon Robin des Bois: Vincent Peillon de l'Oxlay prend aux riches professeurs de prépas gagnant « plus de cent mille euros par an » pour donner aux pauvres enseignants de ZEP (voir ici). Seulement, les ultras riches de ce genre à l'éducation nationale, un peu comme dans le reste de la société, sont très minoritaires. La logique étant de ne pas dépenser plus et d'alimenter, par redéploiement, les zones prioritaires, ces moyens devront donc être prélevés ailleurs (heures de chaire, de laboratoire, de coordination....). C'est d'ailleurs ce qui risque d'occuper l'essentiel des discussions avec les syndicats dans les jours qui viennent. Notre ministre est en effet en négociation avec les partenaires sociaux depuis lundi 18 novembre. Il est difficile d'imaginer que le Snalc ou la société des agrégés se laissent détrousser, même pour une noble cause.
L'autre problème posé par cette mesure est de savoir quels seront les établissements concernés, c'est à dire quels seront ceux, considérés à l'avenir comme « les plus difficiles ». Cela paraît d'ailleurs aberrant d'annoncer une telle mesure sans dire précisément qui en seront les bénéficiaires. C'est pourtant bien ce que vient de faire Vincent Peillon.
"Priorité au primaire" ?
En revanche, le ministre a été clair sur un point : les enseignants du primaire ne bénéficieront pas de cette pondération, alors même que les écoles sont implantées sur les mêmes territoires. Curieux raisonnement, les professeurs des écoles ayant pourtant tout autant besoin de ces temps de concertation pour «rencontrer les parents, se concerter avec les collègues, accompagner les élèves » (voir ici). De plus, le danger est grand d'amplifier un peu plus l'écart de traitement entre enseignants du secondaire et du primaire. La question des rythmes a déjà beaucoup entamé le crédit du ministre auprès des professeurs des écoles, cette nouvelle question risque fort de leur donner un motif supplémentaire de mécontentement.
Le mercredi 20 novembre, lors des assises académiques de l'éducation prioritaire, madame Robine, rectrice de l'académie de Créteil, a une eu une formule qui résume merveilleusement le problème : « parler des ZEP à Créteil, c'est parler de tout Créteil »: on aimerait tellement la croire.
mercredi 20 novembre 2013
Communiqué de presse (11)
Faisant suite à notre communiqué de presse précédent, nous vous annonçons que le collège Auguste Delaune sera occupé toute la nuit par les parents et les enseignants demain jeudi 20 novembre.
A partir de 19 heures, un grand dîner sera organisé afin de rassembler un maximum de personnes et d’organiser les actions futures.
Tous, restent mobilisés dans ce combat légitime.
Delaune sur France Inter
Le sujet réalisé ce matin par Julie-Marie Leconte sera diffusé demain jeudi dans le journal de 13h de France Inter ! Soyez à l'écoute !
MISE À JOUR : en raison de l'actualité chargée (agriculteurs, tireur etc), le sujet sera diffusé au 13h de vendredi.
Communiqué de presse (10) - Le rectorat persiste dans l'épreuve de force ? Nous aussi !
Les
parents (aussi nombreux que lors de l'AG précédente) et enseignants
réunis en assemblée générale hier soir mardi 19 novembre ont voté la
poursuite du mouvement : le collège connaît donc sa 3e semaine de
blocage sans qu'aucun cours ne puisse se tenir.
La
réponse apportée par le rectorat (un demi-poste d'AED – c'est à dire de
surveillant – censé seconder le CPE sans pouvoir en endosser les
responsabilités pédagogiques et légales) n'est absolument pas
satisfaisante et les propositions d'avancées, pourtant très
raisonnables, faites par les enseignants pour sortir de la crise sont
refusées.
Deux actions fortes pour la journée de demain seront annoncées d'ici quelques heures.
Article d'Estelle Faure dans L'ACTU des Lycées
À Bobigny, ce collège est bloqué depuis... 2 semaines
Estelle Faure journaliste à L’ACTU
Des salles de classe désertées par ses élèves.
Voilà à quoi ressemble le collège Delaune de Bobiny (Seine-Saint-Denis),
bloqué depuis le début du mois. Parents et professeurs se mobilisent
pour demander l'affectation d'un 2ème CPE au collège.Ils entrent dans leur 3ème semaine de mobilisation. Tout a commencé par une grève des enseignants, le 5 novembre dernier. Depuis cette mobilisation des profs, les parents d'élèves ont rejoint le mouvement de protestation. Chaque matin, à tour de rôle, des parents bloquent l'entrée du collège. Ils demandent qu'un 2ème CPE soit affecté à temps plein au collège. Classé en ZEP (Zone d'éducation prioritaire), ses effectifs atteignent aujourd'hui 547 élèves contre près de 400 les années précédentes. "On a un seul CPE qui fait beaucoup d'heures supplémentaires, 1400 en 4 ans, pour assurer un bon fonctionnement. Il est dévoué mais il a besoin d'un soutien supplémentaire", explique Florelle Lizeaux, professeur d'EPS au collège.
Un climat qui se dégrade au collège
Vendredi dernier, une centaine de profs et de parents ont manifesté devant le rectorat. Des discussions sont en cours mais les propositions faites par le rectorat restent insuffisantes aux yeux des professeurs et des parents en colère : "Ils nous proposent un surveillant en plus, c'est assez insultant pour le travail du CPE, qui fait beaucoup plus que ça, s'emporte l'enseignante. Le climat se dégrade au collège, on fonctionne avec les mêmes moyens alors qu'on a plus d'élèves. Le collège est petit, la cour aussi. Ca commence à faire beaucoup de choses qui peuvent conduire à une explosion si on ne fait rien". Le mouvement est soutenu par plusieurs élus, comme la maire de Bobigny et Jean-Christophe Lagarde, un député du département qui a rédigé une lettre à ce sujet, adressée au ministre de l'Éducation. Une pétition sur internet a récolté 188 signatures. Jeudi dernier, parents et professeurs ont occupé l'établissement pendant toute une nuit. Une occupation nocturne qu'ils envisagent de renouveler pour mettre la pression sur le rectorat, si la situation ne se débloque pas.
(Photo DR/Manifestation devant le rectorat de Créteil)
mardi 19 novembre 2013
Revue de presse
Assemblée générale des parents
Les parents organisent une assemblée générale ce soir à 18h30 au collège.
Cette réunion est ouverte aux parents, aux professeurs et aussi aux collègues d'autres établissements.
lundi 18 novembre 2013
Communiqué de presse 9 - Le rectorat de Créteil méprise le 93 !
Audience
Une centaine de personnes (parents, élèves et enseignants) se sont rassemblées devant le rectorat de Créteil cet après-midi, pour protester bruyamment (125 dB mesurés, soit le bruit d’un circuit de Formule 1) alors qu’une délégation était reçue par Florence Housset, secrétaire générale adjointe du rectorat, en charge des moyens pour les établissements, et M. Ballé, directeur académique adjoint, en présence de la Principale du collège.
Durant deux heures, nos interlocuteurs ne se sont pas départis d’un discours creux et lénifiant, pour finir par ne proposer qu’un demi-poste de surveillant supplémentaire, qui ne correspond en rien à notre demande.
Mépris
L’ensemble des propos tenus et le ton employé témoignent d’un mépris et un cynisme rarement atteints :
- la proposition ridicule d’½ poste de surveillant prouve que le CPE n’est envisagé que sous l’angle disciplinaire, à la manière d’un surveillant général de la IIIe République, et que son rôle éducatif est tout simplement nié.
- à chaque rencontre, la “légitimité” de notre demande est reconnue au motif qu’enseigner en ZEP serait “difficile”, mais on nous explique qu’on n'accédera pas à notre demande. Le jour même où sont entamées des discussions sur le temps de service des enseignants et sur des décharges de cours en ZEP (on leur reconnaît donc une spécificité), on nous répond qu’il n’est pas possible de débloquer un malheureux demi-poste de CPE supplémentaire. L’incohérence est toujours plus profonde entre le discours gouvernemental de priorité à l’éducation et sa mise en acte sur le terrain où les ZEP se trouvent menacées.
- lorsque l’on évoque la sous-dotation de notre établissement par rapport aux collèges comparables du district, le rectorat nous répond que ce sont en fait ces établissements qui seraient surdotés, laissant planer implicitement une menace sur leur propre taux d’encadrement pour la rentrée prochaine.
- le rectorat semble avoir une vision inquiétante du 93, qui serait en fait un département “privilégié” au regard du 94 et du 77, nécessitant des rééquilibrages à moyens constants.
Les parents et l’équipe éducative sont désormais très en colère face à cette obstination de l’institution. Bobigny est la cinquième ville la plus pauvre de France selon l’Observatoire des inégalités (http://www.inegalites.fr/spip.php?article1663) : où sont les privilèges ?!
Le blocage de l’établissement par les parents se poursuit demain matin mardi : nous entamons la 3e semaine sans cours pour les 574 élèves du collège. D’autres actions seront envisagées très vite.
Deux autocars pleins en route pour le rectorat !
Ces deux autocars ont été mis à disposition par la mairie de Bobigny, solidaire de notre lutte.
Pleins de parents d'élèves, accompagnés pour certains de leurs enfants, d'enseignants et de notre valeureux CPE au premier plan !
dimanche 17 novembre 2013
Delaune débarque au rectorat
Rendez-vous à 12h30 à Bobigny à la piscine Jacques Brel pour un départ groupé (autocars fournis par la mairie aux parents d'élèves en ayant fait la demande), ou à 13h45 au rectorat de Créteil, rue Georges Enesco (métro Créteil l'Echat).
Venez avec de quoi faire du BRUIT (casseroles, cornes de brume de stade, sifflets, CD bruyants - nous aurons un lecteur et du matériel de sonorisation, etc.).
Nous comptons sur vous : soyons aussi nombreux que nous sommes déterminés.
RDV au rectorat Lundi 18 novembre
Chers parents,
Après la magnifique manifestation sonore devant l'IA, si vous êtes disponibles, un nouveau RDV pour le mouvement: Demain lundi 18 novembre continuons à manifester notre mécontentement devant le rectorat à Créteil (métro créteil l'échat. 4 rue Georges Enesco). Deux cars partiront à 12h30 de Bobigny (Merci Madame La Maire), ils nous attendront sur les emplacements réservés devant le centre nautique Jacques Brel.
Une délégation sera reçue à 14h!
Après la magnifique manifestation sonore devant l'IA, si vous êtes disponibles, un nouveau RDV pour le mouvement: Demain lundi 18 novembre continuons à manifester notre mécontentement devant le rectorat à Créteil (métro créteil l'échat. 4 rue Georges Enesco). Deux cars partiront à 12h30 de Bobigny (Merci Madame La Maire), ils nous attendront sur les emplacements réservés devant le centre nautique Jacques Brel.
Une délégation sera reçue à 14h!
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